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Ce que dit l’histoire

L’Eglise est-elle misogyne ?

Imprimer cet article avec une mise en page allégée       21 mai 2006 2006


L’Eglise, à l’imitation de Jésus, a toujours accordé une grande place aux femmes.
Dieu a créé à la fois l’homme et la femme, les instituant différents. Au nom de cette différence, Dieu comble l’homme et la femme de dons propres, à la source desquels on trouve l’origine du sacerdoce masculin.
La femme, comme Benoît XVI l’a rappelé récemment, est appelée à vivre un sacerdoce propre.

Ce que dit le Da Vinci Code

Les premiers dirigeants de l’Eglise chrétienne ont trompé leurs fidèles par des mensonges qui rabaissaient la femme en faveur de l’homme.
chapitre 47
Le Graal est littéralement l’ancien symbole de la féminité et le Saint Graal représente le féminin sacré et la déesse, qui bien sûr a disparu de nos jours, car l’Église l’a éliminée. Autrefois, le pouvoir des femmes et leur capacité à donner la vie était quelque chose de sacré, mais cela constituait une menace pour la montée de l’Église majoritairement masculine. Par conséquent, le féminin sacré fut diabolisé et considéré comme sale. Ce n’est pas Dieu mais l’homme qui créa le concept de "péché originel", selon lequel Ève goûta la pomme et fut à l’origine de la chute de la race humaine. La femme qui fut sacrée, celle qui donnait la vie fut transformée en ennemi.
page 238

Que l’on donne vraiment tout son relief au "génie de la femme", en ne tenant pas compte seulement des femmes importantes et de renommée, qui ont vécu dans le passé ou qui sont nos contemporaines, mais aussi des femmes simples, qui développent leur talent féminin au service des autres dans la banalité du quotidien !
C’est en effet spécialement en se donnant aux autres dans la vie de tous les jours que la femme réalise la vocation profonde de sa vie, elle qui, peut-être encore plus que l’homme, voit l’homme, parce qu’elle le voit avec le cœur.
Jean-Paul II, Lettre aux Femmes, 1995

L’âme des femmes, une invention ? : un mythe tenace

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© Il est vivant ! - Etienne Villemain

Une histoire largement répandue raconte qu’au VIème siècle, des théologiens réunis à Mâcon se seraient posé cette curieuse question : les femmes ont-elles une âme ? Or, s’il y a effectivement eu un concile à Mâcon en 585, attesté par l’édition de vingt canons, aucun de ceux-ci n’évoque une telle question.
Le seul débat se rapportant de loin à ce thème est rapporté par Grégoire de Tours dans son Histoire des Francs. L’auteur y parle d’un débat linguistique et, non théologique, portant sur le terme latin "homo", signifiant au choix l’espèce humaine et l’individu de sexe masculin, tandis que le terme "femina" ne désigne que la femme.
Il faut ajouter que si l’Eglise avait voulu affirmer que les femmes n’ont pas d’âme, cela aurait remis en cause le fait même qu’elles sont enfants de Dieu. Difficile alors d’expliquer que Jésus ait pu naître d’une personne qui ne soit pas elle-même née de Dieu...

Homme et femme il les créa

A propos de l’homme et de la femme, l’Eglise se fonde sur le récit de la Genèse. "Homme et femme il les créa" nous racontent les premières pages de la Bible. Il y a donc à l’origine une différence voulue par Dieu. Une différence distincte de tout jugement de valeur : l’homme et la femme sont créés différents, et dotés de dons différents. Et c’est dans l’association de ces dons que l’homme et la femme peuvent espérer atteindre la perfection de leur créateur.
Fondamentalement, l’Eglise ne peut donc pas être misogyne. Et si les hommes se voient confier des missions particulières, c’est aussi parce que les femmes exercent un rôle qui leur est propre, un sacerdoce découlant de leurs propres dons.

Le sacerdoce de la femme

Pour faire venir Jésus sur terre, Dieu choisit de passer par une femme. Ainsi, il élève la femme à une dignité qu’aucun homme ne peut atteindre. A l’image de la Vierge Marie qui a porté Jésus en son sein et l’a offert au monde, chaque femme est appelée à un sacerdoce exclusif : accueillir intérieurement Jésus pour le transmettre autour d’elle, à la fois par sa parole et par sa présence.
Toutefois, plus que sur des questions d’ordre théologique, l’Eglise est d’abord montrée du doigt par ceux qui estiment qu’elle ne donne pas suffisamment d’importance aux femmes dans son gouvernement. Soucieux de répondre à la demande des femmes, l’Eglise en la personne du pape Benoît XVI mène actuellement une réflexion de cet ordre, sur la place qui leur est laissée aux postes de responsabilité ecclésiale.

Il est juste de se demander si dans le service ministériel aussi, (...) on ne pourrait pas offrir aux femmes plus d’espace, plus de positions de responsabilité.
Benoît XVI, Rencontre avec le clergé de Rome, 07/03/2006



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Ce que vous en dites

    • Sylvie | 24 mai 2006 | L’Eglise est-elle misogyne ?
      Site : misogynie ?
      Merci pour cet article concernant les femmes. Longtemps, j’ai butté sur ce sujet, étant convaicue du machisme de l’institution écclésiale et certains versets ont été pour moi une pierre d’achoppement ( Ephésiens 5 - 25...) Il est vrai qu’au mot "soumission", on voit rouge parce que c’est mal compris et mal enseigné. Cependant, il faut bien reconnaître les abus du passé, mais c’était le fait de l’Homme et non de Dieu. Ces lignes me réconcilient avec moi-même et me font du bien. Et Jésus a été super avec nous (les femmes)et nous a relevées.
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      • Mathilde Henry | 25 mai 2006 | L’Eglise est-elle misogyne ?
        Site : Un bon plan - Haltes spirituelles pour femmes

        Et ce n’est pas fini !

        Attendons de voir ce que va dire Benoît XVI sur les femmes, avec lui méfions-nous du feu qui dort et qui va jaillir...

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      • Xav | 29 mai 2006 | L’Eglise est-elle misogyne ?
        Site : http://

        C’est bel et bien Jésus qui éleva la femme à un niveau que le moyen âge ne reniera pas, notre société dite Humaniste ne lui octroie , elle, que très peu de places et si souvent moins bien rémunérées... Regardez la ’femme adultère’, on ne parle pas du tout de l’homme qui était avec elle ???

        Alors, où est la régression ,on souhaiterait accuser l’Eglise de Machisme ? c’est le monde à l’envers : le Prince de ce monde connait bien son affaire lui don le nom est ’division’...

        Mais il est vrai qu’aujourd’hui l’enseignement de l’Eglise dans les sermons ne veut plus se frotter au Diable, quelle délaisse jusqu’à parfois bous faire croire que finalement il ne s’agit que du ’Mal’ dont la définition se perd dans des brumes exégétique.

        On voudrait nous faire croire à une parfaite égalité entre nous, mais jamais je ne pourai porter un enfant et vivre l’expérience de ma femme...

        n’en déplaise à tous les ’Golias’ et autres ’Groupes-Jonas’ et réseaux dont l’objet formel est l’apauvrissement de notre Eglise Catholique ...

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      • Mathilde Henry | 29 mai 2006 | L’Eglise est-elle misogyne ?
        Site : http://

        Pour ce qui est de la reconnaissance du mal par l’Eglise catholique, je vous rappelle que chaque diocèse (équivalent au territoire d’un département) a nommé un prêtre exorciste dont le rôle est d’aider les personnes en difficulté et de discerner si elles sont la proie de forces diaboliques, ce qui arrive souvent suite à des pratiques de :
        - occultisme
        - voyance
        - spiritisme
        - satanisme
        - ésotérisme
        - franc-maçonnerie.

        Si cette présence diabolique est avérée, le prêtre exorciste prie pour la délivrance de la personne.

        La plupart du temps, le sacrement de la confession à un prêtre suffit pour être délié du mal grâce à l’action de la miséricorde de Dieu qui pardonne les péchés .

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