L’Opus Dei, une société secrète ? > Ce que dit l’histoire > L’Opus Dei, réseau occulte ?

L’Opus Dei est une œuvre catholique fortement controversée, qui a fait l’objet de requêtes judiciaires à la suite de plainte de certains membres pour endoctrinement, coercition et pratiques de mortification corporelle dangereuses.
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Fondée au XXème siècle (1928) par un prêtre espagnol, l’Opus Dei ("l’œuvre de Dieu" en latin) est une organisation catholique publique et reconnue par l’Eglise.
Le fondateur, Saint Josemaría Escrivá, désirait aider les laïcs à vivre leur foi au quotidien. Pour lui, tout ce que l’on fait dans le monde peut être "œuvre de Dieu". Ainsi, les membres de l’Opus Dei considèrent leur travail comme un service rendu à Dieu et aux autres, et ce quel que soit leur univers professionnel.
L’Opus Dei compte environ 85 000 membres (à peu près autant d’hommes que de femmes), dont 70 % de laïcs, c’est-à-dire des chrétiens ordinaires vivant dans le monde. La majorité des membres (80%), nommés historiquement les surnuméraires, sont mariés ou célibataires, à leur convenance. Les numéraires, eux, s’engagent au célibat apostolique comme un appel particulier de Dieu et se consacrent à la formation des autres membres de l’Opus Dei. Ils vivent en communauté dans un centre de l’Oeuvre.
A noter : à la différence des Bénédictins ou des Cisterciens, l’Opus Dei n’est pas un ordre religieux, il n’y a donc aucun moine. En revanche, l’Opus Dei compte de nombreux prêtres.
L’Eglise est organisée principalement selon deux structures :
les diocèses, qui sont des entités géographiques sous la responsabilité des évêques,
et les ordres religieux (moines et moniales, communautés apostoliques).
Ses membres provenant de différents pays et ne prononçant pas de voeux monastiques, l’Opus Dei n’entre pas dans l’une de ces catégories.
C’est pourquoi l’Eglise a décidé en 1982, après mûre réflexion, de lui donner le statut de prélature personnelle, personnelle au sens où y adhèrent les personnes qui ont en le désir sans notion d’appartenance territoriale. Ce statut crée ainsi une articulation officielle entre l’Opus Dei et les autres parties constituantes de l’Eglise.
Le responsable actuel de l’Opus Dei est Mgr Echeverria.
Ce geste n’est pas anodin. Depuis son origine même, l’Eglise a été accusée de dérives sectaires en son sein (à l’époque de Jésus, on parlait déjà des apôtres comme de la "secte des Chrétiens" !).
En 2000 ans d’histoire, elle a donc appris a être extrêmement prudente. Pour l’Eglise, reconnaître comme partie intégrante de son corps une organisation comptant autant de membres, cela est très engageant, ce qui implique que la relation de l’Opus Dei à l’Eglise soit pleinement transparente.
Ainsi, ceux qui accusent l’Opus Dei d’exercer une trop grande influence au sein de l’Eglise ne disposent probablement pas de chiffres clairs. Il est intéressant de savoir que sur les 4 564 évêques que compte l’Eglise dans le monde, seuls 39 sont membres de l’Opus Dei, soit moins d’un % !.
Personne n’a besoin d’avoir fait des études de théologie pour reconnaître la contradiction dans l’expression "secte dans l’Église".
L’existence présumée de sectes est un reproche indirect au pape et aux évêques, qui ont la charge de veiller à ce que les différentes composantes ecclésiales soient en accord avec la foi de l’Église, tant dans ce qu’elles disent que dans ce qu’elles font.
D’un point de vue théologique et ecclésiastique, un groupe est considéré comme une secte lorsqu’il n’est pas reconnu par l’autorité légitime de l’Église. Il est donc faux de qualifier de sectes des communautés reconnues par l’Église.
Cardinal Christoph Schönborn, O.P., archevêque de Vienne, rédacteur du Catéchisme de l’Église Catholique, L’Osservatore Romano, 13-20 août 1997.
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