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Ce que croient les chrétiens

Pourquoi Jésus est-il mort ?

Imprimer cet article avec une mise en page allégée       17 mai 2006 2006


C’est la question centrale du christianisme. La croix est une forme d’exécution, l’une des plus cruelles qui ait jamais existé. Et pourtant c’est aussi le symbole de la foi chrétienne. Elle résume à elle seule le mystère de la Rédemption du monde. De signe de scandale, elle est devenue signe d’espérance.

Pourquoi Jésus est-il mort ? Dieu nous aime, c’est la raison fondamentale de cette mort. L’apôtre Paul le résume en deux formules "choc" : « Le Christ est mort pour nos péchés » (1 Corinthiens 15, 3-4 .) « Il m’a aimé, et c’est pourquoi il s’est livré pour moi » (Ga 2, 20).

L’esclavage du péché

Le péché, ce n’est pas d’enfreindre un règlement, c’est d’abord une blessure infligée à Dieu, aux autres et à nous mêmes. « Quiconque se livre au péché est esclave du péché. », dit Jésus dans l’évangile de Jean. (Jn 8, 34) On peut être complètement dominé par la colère, la jalousie, l’arrogance, l’orgueil, l’égoïsme... En définitive, « le salaire du péché c’est la mort. », (Paul,épître aux Romains 6, 23). Non seulement la mort physique, mais aussi la mort spirituelle, qui aboutit à une séparation éternelle d’avec Dieu. La bonne nouvelle du christianisme, c’est que Dieu nous aime et qu’il ne nous abandonne pas au gâchis que nous avons nous-mêmes causé dans nos vies. Il est venu sur terre, en la personne de son Fils Jésus, pour mourir pour nous. C’est ce qu’annonce, plusieurs siècles avant la naissance du Christ, la prophétie d’Isaïe, qui décrit sa passion et sa mort :

Or c’était nos souffrances qu’il portait, et nos douleurs dont il était accablé. (...)Il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix s’est abattu sur lui et dans ses blessures nous trouvons la guérison. _
Isaïe 53, 5

"Par sa mort nous sommes justifiés"

« Justification », c’est un terme judiciaire. Vous êtes devant un tribunal, accusé d’un délit et acquitté à la fin, vous êtes justifié. Dieu doit être juste, il ne peut pas dire : « vos fautes n’ont pas d’importance. » Mais dans son amour il est venu en la personne de son Fils Jésus-Christ, " pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. " ( Evangile de Matthieu 20, 28) Parfois certains s’indignent : « c’est barbare cette histoire : Dieu n’est-il pas un justicier tortionnaire, qui envoie son fils au casse-pipe ? » En réalité, c’est Dieu lui même qui est cloué au bois de la croix : « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui » (2 Corinthiens 5,19 ). Avec Jésus, Dieu nous parle, en personne, du sein de notre condition humaine, après en avoir éprouvé toute la souffrance.

Sa mort fut un acte d’amour. Au cours de la dernière Cène, Jésus a anticipé sa mort et l’a transformée en don de soi. (...) cet amour est la vraie puissance contre la mort, il est plus fort que la mort.
La résurrection fut comme une explosion de lumière, une explosion de l’amour, qui a délié le lien jusqu’alors indissoluble du ‘meurs et deviens’. Elle a inauguré une nouvelle dimension de l’être, de la vie, dans laquelle la matière a aussi été intégrée, d’une manière transformée, et à travers laquelle surgit un monde nouveau.
Benoît XVI, pape du 21ème siècle

Comment la mort de Jésus en croix il y a 2000 ans peut-elle avoir un effet sur ma vie aujourd’hui ?

Jésus est mort pour tous. Tous, c’est vous et c’est moi. Même si vous aviez été seul au monde, Jésus serait mort pour vous. C’est notamment ce qu’il explique dans la parabole de la brebis perdue : "Si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vienne à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les 99 autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de l’égarée ?(...)Ainsi on ne veut pas, chez votre Père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits ne se perde. (Evangile de Matthieu, 18, 12-14).

Quand nous considérons le mystère de la croix dans cette optique, tout change. La vie, nous-mêmes, les choses, les évènements, tout se transfigure à nos yeux. La célébration de l’Eucharistie, la messe, renouvelle, de manière non sanglante le sacrifice de la croix, qui continue de sauver le monde. Chaque homme est libre d’y associer, ou de dire : « Non, merci, je préfère payer moi-même ». Nous avons aussi ce choix. Dieu ne nous sauve pas sans notre « oui ». A nous de nous laisser relever par lui.



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