Jésus et Marie-Madeleine ? > Ce que croient les chrétiens > Trois femmes en une ?

C’est pour se défendre du pouvoir de Marie-Madeleine que l’Eglise de Rome a propagé son image de prostituée.
chapitre 60
Entre Marie de Magdala, Marie de Béthanie et la femme pécheresse, il est difficile de s’y retrouver.
Marie-Madeleine (appelée Marie de Magdala) est évoquée à la fois dans l’Evangile de Luc :
" Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle sont sortis sept démons "(Evangile de Luc, 8, 2), et dans l’évangile de Matthieu, dans les récits de la crucifixion (Mt 27, 56).
Mais on la retrouve aussi chez Marc, au matin de la résurrection (Marc 16, 1) et chez Jean, lors de la première apparition de Jésus ressuscité (Jean 20, 11-18).
Elle semble représenter la personne de l’Eglise qui a cru en Jésus-Christ quand il fut remonté vers son Dieu.
Saint Augustin d’Hippone
Marie de Béthanie, quant à elle, accueille Jésus avec sa sœur Marthe (Evangile de Luc 10, 38-42).
Elle est présente lors de la résurrection de Lazare, son frère (Jean 11, 1) et le jour où elle versa un parfum de grand prix sur les pieds de Jésus, les essuyant ensuite avec ses cheveux (Jean 12, 1-8).
Luc mentionne par ailleurs une femme, qualifiée de pécheresse, qui effectua ces mêmes gestes (Luc 7, 36-38).
Dans l’Eglise d’Occident et jusqu’à la réforme du calendrier liturgique, on a réuni les trois figures en une ; en effet, en 591, le pape Grégoire le Grand aborda cette question dans une homélie, et finalement amalgama en une seule ces trois femmes. C’était dans le but de présenter Marie-Madeleine comme modèle pour les chrétiens : elle avait laissé entrer dans sa vie la miséricorde aimante de Jésus et en avait été transformée.
Grégoire le Grand "invente" Marie-Madeleine par souci d’évangélisation.
A la fin du Vème siècle, les invasions touchent à leur fin. les barbares, installés dans l’ancien empire romain, ne sont pas chrétiens, loin s’en faut. Madeleine aura le visage de l’Eglise dont rêve Grégoire : une Eglise de paix, qui entretient une relation amoureuse avec le Christ, à l’image de Marie-Madeleine.
Qui mieux que l’ancienne pécheresse peut symboliser le pardon et la réconciliation, après des temps troublés où chacun a passé son voisin par le fil de l’épée ?
Mais voilà désormais Marie de Magdala indissolublement liée à la pécheresse, la femme de la Résurrection avec celle de la mauvaise vie. En effet, seule cette union des contraires laisse place à un renversement, un bouleversement, une conversion. Marie-Madeleine vivra comme pécheresse convertie pour exhorter les chrétiens à changer de vie et à purifier leurs moeurs.
Régis Burnet
Dans l’Eglise orthodoxe, en revanche, les trois Marie réunies par Grégoire le Grand ont toujours été distinctes : Marie-Madeleine y est particulièrement vénérée comme la " porteuse de myrrhe" (pour oindre les morts) et "égale des apôtres".
Il est vivant !
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Il est vivant ! n° spécial gratuit Da Vinci Code, mai 2006, 16p. à commander par lot de 50 exemplaires, à : Emmanuel Diffusion, IEV-DVC, 55 bd Lannes, 75116 Paris.
Sommaire : résumé du roman, sources, raisons du succès, portrait de Dan Brown, informations sur l’Opus Dei, mais aussi sur la vie de Jésus et les Évangiles...
- CHAIGNE Pierre | 24 mai 2006 | Trois femmes en une ?
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- fr. Nicolas-Jean | 20 mai 2006 | Trois femmes en une ?
Site : Dominicains de la Sainte Baume
- Mathilde Henry | 21 mai 2006 | Trois femmes en une ?
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